Oui, dans les grandes villes de l'Ouest et du Sud-Ouest, et nettement. Entre 2023 et 2025, le prix médian au m² des ventes réellement enregistrées a reculé de 9,3 % à Nantes et de 9,1 % à Bordeaux. En Loire-Atlantique, 125 communes sur les 158 où la comparaison est possible sont en baisse ; en Gironde, 117 sur 144. Dans le Puy-de-Dôme, l'Orne et la Creuse, le recul est faible ou nul. Et dans le même temps, les ventes sont reparties : Nantes a enregistré 4 660 transactions en 2025 contre 3 994 en 2024, Bordeaux 4 433 contre 3 670. Des prix plus bas, plus d'acheteurs : c'est ce que disent les actes, pas les annonces.
Ces chiffres ne viennent pas des prix affichés dans les annonces, qui reflètent les espoirs des vendeurs, mais des ventes signées chez le notaire, publiées par l'administration fiscale dans la base DVF. Ils couvrent les ventes enregistrées jusqu'en décembre 2025 et sont recalculés chaque mois sur nos pages de prix par commune.
Comment la baisse est mesurée
Pour chaque commune, nous calculons le prix médian au m² des ventes de chaque année, en écartant les mutations qui portent sur plusieurs locaux (leur prix au m² ligne à ligne est faux). La variation présentée compare la médiane de 2025 à celle de 2023. La médiane, contrairement à la moyenne, n'est pas tirée par quelques ventes exceptionnelles. Les communes de moins de quelques dizaines de ventes par an ne sont pas comparées : leur médiane bouge trop d'une année à l'autre pour dire quoi que ce soit du marché.
Par département : combien de communes baissent
La lecture est simple : plus le département était cher, plus il a baissé. Les marchés qui avaient le plus monté entre 2019 et 2022, sur le littoral atlantique et autour des métropoles, rendent une partie de la hausse. Les départements ruraux, qui n'avaient pas connu la même flambée, ne connaissent pas la même correction.
Dans les villes
Le prix médian indiqué est celui de l'ensemble de la période 2023 à 2025 ; la variation compare l'année 2025 à l'année 2023. Chaque page commune détaille les prix maison et appartement, l'évolution année par année et les dernières ventes.
Attention aux chiffres spectaculaires des petites communes
Sur les 491 communes que nous publions, les variations extrêmes ne se trouvent pas dans les villes mais dans des communes de quelques dizaines de ventes par an : -27,9 % à Vallons-de-l'Erdre sur 66 ventes, -34,1 % à Lamarque sur 46 ventes, +24,1 % à Sallebœuf sur 48 ventes. À ce volume, il suffit de quelques maisons de caractère vendues une année et de quelques biens à rénover l'année suivante pour faire bouger la médiane de 20 %. Ces écarts décrivent la composition des ventes, pas une tendance. Pour une petite commune, la bonne lecture est celle du département et des communes voisines, que chaque page affiche.
Les ventes repartent en 2025
La baisse des prix n'a pas gelé le marché, elle l'a débloqué. Après un creux en 2024, le nombre de ventes enregistrées en 2025 dépasse celui de 2023 dans les quatre grandes villes suivies :
C'est la mécanique classique d'une correction : tant que les vendeurs demandent les prix de 2022, les acheteurs, dont la capacité d'emprunt a fondu avec la hausse des taux, restent à l'écart. Quand les prix s'ajustent, les ventes reprennent.
Ce que cela change si vous vendez ou achetez
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Questions fréquentes
De combien les prix ont-ils baissé à Nantes ?
De 9,3 % entre 2023 et 2025 sur le prix médian au m² des ventes enregistrées (13 238 ventes analysées). Le prix médian sur la période est de 3 660 €/m², 3 530 €/m² pour un appartement et 4 320 €/m² pour une maison.
De combien les prix ont-ils baissé à Bordeaux ?
De 9,1 % entre 2023 et 2025 sur 12 331 ventes enregistrées. Le prix médian sur la période est de 4 460 €/m², 4 300 €/m² pour un appartement et 5 090 €/m² pour une maison.
Les ventes repartent-elles en 2025 ?
Oui. À Nantes, 4 660 ventes ont été enregistrées en 2025 contre 3 994 en 2024, soit 17 % de plus, et davantage qu'en 2023. À Bordeaux, 4 433 contre 3 670, soit 21 % de plus. Le mouvement est le même à Saint-Nazaire et à Clermont-Ferrand.
D'où viennent ces chiffres et sont-ils fiables ?
De la base DVF, qui publie les ventes enregistrées par les notaires et transmises à l'administration fiscale. Nous utilisons la médiane du prix au m² par année, en écartant les mutations portant sur plusieurs locaux, et nous ne comparons que les communes ayant un volume suffisant. Les chiffres couvrent les ventes jusqu'en décembre 2025 et sont recalculés chaque mois.